Chronique d’une traque · histoire complète

Et si toucher la personne que vous aimez vous faisait du mal ?

Depuis cinq ans, Ametsa et Adam vivent en paix au milieu des rizières.

Une nuit de tempête, tout bascule : chaque fois qu’elle le touche, ce contact la vide de ses forces. Alors ils fuient. Ensemble, mais sans pouvoir se prendre la main.

couverture chronique d'une traque Eve C. Mercé

En ebook, inclus dans l’abonnement Kindle, et en broché.

L’histoire

Depuis cinq ans, Ametsa a trouvé la paix dans un monastère, au cœur des rizières de Lyrasia. Elle veille sur les orphelins aux côtés d’Adam, l’homme qu’elle aime, qui aide les réfugiés à reconstruire leur vie.

Depuis l’enfance, Ametsa porte un collier et des bracelets enchaînés que personne n’a jamais pu lui retirer. On lui a toujours dit qu’ils la protégeaient.

Une nuit, une tempête surnaturelle ravage le monastère. Une ombre surgit du sommeil d’Adam. À son réveil, il n’a qu’une phrase : « Il nous a trouvés. » Et depuis, chaque fois qu’Ametsa le touche, ce contact la vide de ses forces.

Commence alors une fuite à travers la Brylande, le pays qu’ils avaient tous deux quitté. Un marais dont personne ne revient, une capitale sous la terreur, une forteresse dans les montagnes : chaque refuge se révèle un piège, et quelque chose les traque sans relâche. Chaque étape les ramène vers les secrets d’Adam, et vers les chaînes d’Ametsa.

Des années plus tard, dans une auberge, une conteuse fait taire ceux qui croient connaître la vraie histoire. Elle prévient : « Il n’y a pas de héros dans cette histoire. »

Ce que vous allez ressentir

Le manque

S’aimer, vivre ensemble, et ne plus pouvoir se toucher. Un geste aussi simple qu’une main tendue devient un danger.

La peur

Quelque chose les suit, nuit après nuit. Chaque refuge peut devenir un piège.

L’évasion

Un décor inspiré du Vietnam : rizières, maisons sur pilotis, ville flottante, pluies de mousson.

Le mystère

Ces chaînes qu’Ametsa porte depuis l’enfance. Qui les lui a mises, et pourquoi ?

Les premières pages

Le prologue. Des années après les faits, dans une auberge, une conteuse écoute ses clients se disputer sur une histoire que tout le monde croit connaître.

Les hommes parlent toujours plus fort lorsqu’ils croient détenir la vérité.

Ce soir-là, dans mon auberge aux poutres noircies par des décennies de fumée, ils parlaient tous en même temps. Leurs voix se chevauchaient, s’amplifiaient, se contredisaient. Chacun jurait connaître la vraie histoire du Roi Fou. Chacun affirmait avoir été là, ou avoir entendu quelqu’un qui y était, ou connaître un témoin direct des événements.

Aucun d’eux n’y était.

Je le savais. Je les écoutais depuis ma place près du feu, les mains posées à plat sur la table devant moi, et je les écoutais mentir sans même qu’ils s’en rendent compte.

[…]

Je fermai les yeux un instant. Mes doigts se crispèrent légèrement sur la coupe. Personne ne le remarqua. Personne ne me regardait. J’étais la propriétaire de cette auberge avec mes deux associés, mais c’était surtout comme conteuse qu’on me connaissait. On venait de loin pour m’écouter, mais tant que je ne parlais pas, j’étais invisible.

C’était mieux ainsi.

[…]

Je rouvris les yeux.

— Vous vous trompez tous.

Ma voix n’était pas forte. Je n’avais pas eu besoin de hausser le ton. Dans le silence qui s’était installé, elle portait suffisamment. Les têtes se tournèrent vers moi. Certains me reconnurent. D’autres me dévisagèrent avec curiosité.

Le marchand fronça les sourcils.

— Vous prétendez connaître la vérité, Conteuse ?

— Je ne prétends rien. Je la connais.

Il ricana.

— Comme nous tous, alors.

— Non.

Je posai ma coupe. Mes mains étaient parfaitement calmes. Elles l’avaient toujours été, même quand tout le reste de moi tremblait.

— Vous connaissez des récits. Des versions. Des mensonges répétés si souvent qu’ils ont fini par ressembler à la vérité. Mais vous ne savez rien.

[…]

— L’histoire du Roi Fou, commençai-je, n’est pas celle que vous croyez. Ce n’est pas l’histoire d’un tyran terrassé par une sorcière vengeresse. Ce n’est pas l’histoire d’une révolte populaire qui a renversé un royaume.

Le feu crépita de nouveau. Personne ne bougea.

— C’est l’histoire de deux amants qui ont fui. Et de l’homme qui n’a jamais pu accepter de les laisser partir.

Le marchand fronça les sourcils.

— Deux amants ?

— L’Ermite et la Diablesse, précisa quelqu’un.

— Oui. Mais vous ne connaissez ni leurs vrais noms ni leurs vraies histoires. Vous ne savez pas qui ils étaient avant de devenir des légendes. Vous ne savez pas pourquoi ils fuyaient ni ce qui les poursuivait vraiment.

— Alors, racontez-nous, dit la femme doucement. Racontez-nous la vraie histoire.

Je hochai lentement la tête.

— Je vais vous la raconter. Mais je vous préviens : ce que vous allez entendre ne vous plaira pas. Il n’y a pas de héros dans cette histoire.

Mon regard se perdit un instant dans les flammes.

— Il n’y a que deux personnes qui se sont aimées, qui ont fui, et qui ont payé le prix de cette fuite.

Le marchand ouvrit la bouche, puis la referma. Le guerrier plissa les yeux, comme s’il cherchait à deviner qui j’étais réellement.

Personne ne posa la question.

Pas encore.

— L’histoire commence ici même, en Lyrasia, repris-je. Avec une jeune femme qui portait des chaînes qu’on ne pouvait défaire.

Ma voix se fit presque un murmure.

— Elle ne savait pas encore pourquoi elle était prisonnière. Elle ne connaissait pas encore la force de son pouvoir.

Je relevai les yeux vers eux.

— Mais lui, il le savait.

Le silence était total. Même le feu semblait retenir son souffle.

Puis, lentement, je commençai.

— Tout a commencé par un collier et des chaînes qu’on ne pouvait pas briser. Par une femme qui voyait trop et un homme qui savait trop. Par une fuite qui n’aurait jamais dû finir ainsi, et par un homme qui refusait de lâcher prise.

Je fermai les yeux un instant. Lorsque je les rouvris, ce n’était plus l’auberge que je voyais.

C’était un autre lieu. Un autre temps.

Un monastère près d’un étang. Un homme qui sifflait sans s’en rendre compte. Une femme aux chaînes qui brûlaient.

— Elle s’appelait Ametsa.

Et je me mis à raconter.

La suite, c’est leur histoire : le monastère, la tempête, et une fuite à travers tout un pays.

Les questions qu’on n’ose pas poser

Je n’ai jamais lu ce genre d’histoire. Je vais m’y retrouver ?
Oui. On suit Ametsa et Adam pas à pas, et le monde se découvre avec eux. Le décor s’inspire de lieux réels, l’Asie du Sud-Est et l’Europe médiévale : on s’y repère vite.

C’est une série ?
Non. L’histoire est complète dans ce livre, du premier au dernier chapitre.

C’est une histoire d’amour ?
C’est l’histoire de deux personnes qui s’aiment et qui fuient. Leur amour est au cœur du livre, mais c’est aussi une traque, un mystère et une histoire de familles qui font du mal.

C’est sombre ?
Oui, et le livre l’assume : la conteuse vous prévient dès la première page qu’il n’y a pas de héros dans cette histoire. Il y a de la violence, de la manipulation et de la peur. C’est un roman pour les adultes.

Où le lire ?
En ebook, inclus dans l’abonnement Kindle, et en broché, sur Amazon.

Une histoire qui serre le cœur.

Histoire complète · un seul livre · inclus dans l’abonnement Kindle